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Mon premier voyage en France. Je suis venu avec Bertrand, ses parents et sa sœur. Nous avons fait le voyage à cinq dans une Seat Ibiza. Il faisait tellement chaud. Une fois que nous avons passé la frontière, nous avons pris la direction de Budapest. Sauf qu’en Hongrie, les autoroutes s’appellent M1, M3, M7. Nous avons pris la direction M3 pour Budapest sauf qu’a un moment donné nous avons pris une mauvaise sortie et vers l’autoroute M3 dans le mauvais sens😨. Bertrand était (il est toujours) tellement bien organisé, qu’il a tellement bien rangé le coffre de la voiture, qu’il était impossible d’en ajouter plus. C’était le même cas dans l’habitacle. Moi, ma belle-sœur et mon beau-père, nous étions à l’arrière de la voiture. Ma belle-mère devant car elle relayait Bertrand pour conduire. Nous étions serrées comme des sardines🐟. Ma belle-sœur étirait ses jambes entre les deux sièges avant jusqu’au pare-brise. On s’est rendu compte un peu plus tard, de la mauvaise direction, nous étions presque rendus à notre point de départ. En regardant la carte et oui pas de GPS il y a 15 ans et les imprimés des instructions “Via Michelin” ne nous remettait pas sur le droit chemin une fois que nous sommes perdus. Une fois que je me suis rendu compte de ce changement de direction, je l’ai dit à Bertrand pour qu’il s’arrête sur un parking pour chercher notre route. Nous avions un peu de mal à trouver la bonne route, car en Hongrie, ils aiment mettre les panneaux signalétiques derrière les arbres. Avec le feuillage et les noms assez compliqués et très long, des noms avec gyh à la suite, c’était presque impossible de trouver son chemin. Heureusement pour nous, nous avons trouvé deux hommes qui se baladaient. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Vu que je parle hongrois, je suis d’office déléguée à parler avec les personnes pour trouver notre chemin avec la carte dans les mains. Mais ça ne se passe jamais comme on veut. Les deux personnes ne parlent pas un mot hongrois (super). Ils étaient Italiens, en vacances en Hongrie. Vu ma timidité de l’époque, il a fallu que je cherche toutes mes forces pour aller parler aux personnes en hongrois. Mes efforts sont tombés à l’eau quand il a fallu que je parle avec eux en italien. Il a fallu que je me rappelle ce que je connaissais, car je n’avais pas pratiqué depuis un bon moment. C’est comme le vélo, on ne l’oublie pas. Les deux personnes très gentilles nous ont indiqué la direction à prendre, tout en nous disant qu’eux aussi, avaient eu du mal à trouver leur route la première fois. Ca y est, nous sommes sur la bonne route, youpi 🍾 ! 

Arrivé à Budapest, waouh!! Il y a beaucoup de voitures, mais bon, tu me diras, c’est une capitale, normal. Sauf que là pour moi, c’était encore pire et vu le niveau de concentration de Bertrand, je peux dire que pour lui aussi ce n’était pas évident. Il faut s’imaginer Paris, Les Champs Elysée et que toutes les autoroutes du pays arrivent là. Nous étions tous les yeux grands ouvert, car entre regarder la route, essayée de regarder les panneaux signalétiques, la carte de Budapest et les indications Via Michelin, nous n’étions pas assez nombreux. Ne pas oublier les voitures garées en plein milieu de la route, c’était assez stressant. Je ne peux pas dire que c’était un coup de foudre pour cette ville. Une fois que nous sommes passé sur l’un des ponts . Oui, à Budapest, il n’y a pas moins de sept ponts qui traverse le Danube. Bon à la fin on s’en fiche de celui qu’on traverse le principal c’est de se trouver de l’autre côté du fleuve. Je crois que nous avons poussé un cri de joie une fois passé ce pont, mais notre bonheur était de courte durée, pour ne pas changer de nos habitudes, nous étions encore perdus… Arrêtés sur un parking, nous voyons dans le rétroviseur un Espace vert (aussi vieux que le temps) qui s’arrête dernier nous. Un homme en short, en tong et avec un chapeau en paille s’arrête a notre niveau et frappe à la fenêtre côté conducteur. On se regarde pour savoir quoi faire, car honnêtement, il n’inspirait pas vraiment confiance. J’ai oublié de dire que la voiture était immatriculée en France dans le 69. L’homme s’avère être super sympa, il était en vacances avec sa famille. Je crois qu’il avait trois ou quatre enfants et sa femme bien sûr. Il rentrait chez lui. Il nous avait vu arrêtés sur le parking en train de regarder la carte. À la fin on se dit super, ce monsieur est très sympa. Il ne faut pas se fier aux apparences. On s’est dit qu’il pourrait nous indiquer le chemin à prendre pour rentrer à la maison 🏡. Ça ne s’est pas passé comme ça, car le monsieur était perdu lui aussi… 😲Et oui, deux Français perdus à Budapest, pas mal comment titre de livre, non ? Une fois que nous avons tous mis en place une stratégie pour sortir de cette capitale, nous sommes montés dans nos voitures. Nous avons pris la route, nous étions suivis par l’Espace. Après avoir roulé plus d’une heure, changeant de direction plusieurs fois, car oui, même avec notre ami de voyage nous nous sommes perdus plusieurs fois. Quand nous avons vu le panneau barré de Budapest, nous avons poussé un autre cri de victoire. Nous avons quand même attendu d’être bien sorti de l’agglomération de la capitale pour s’arrêter et souffler un bon coup. Notre ami de fortune s’est arrêté également, pour se remercier, car chacun avait apporté sa petite contribution pour arriver a trouver la bonne route. 

Même si j’avais dit ce jour-là, que je ne repasserai jamais dans cette ville, j’y passe tous les ans depuis maintenant quinze ans et j’y passerai encore quelques années.  

Je ne vais pas dire qu’après cet épisode le trajet jusqu’en France s’est bien passé, sans couac. Car arrivé en Allemagne, ma belle-mère demande à Bertrand de conduire, car en Allemagne les autoroutes sont gratuites (ça, c’est vrai) et surtout la vitesse y est illimitée (ça, ce n’est pas vrai, il y a seulement des portions illimitées). Il y avait surtout une chose ou peut être deux que ma belle-mère ne savait pas. Vu que les autoroutes sont gratuites tout le monde les convoite. Ce que veut dire, c’est qu’il y a beaucoup de monde sur la route et souvent des bouchons. La deuxième chose c’est qu’en Allemagne, sur les autoroutes, il y a très souvent des travaux sur la chaussée. Ce qui veut dire ralentissement et après forcément des bouchons. Je peux dire qu’après-avoir vu ça, ma belle-mère n’était pas des plus contente. Elle, qui rêvait de vitesse sans se prendre une amende, s’était foutue. Après être resté à l’arrêt pendant un bon moment nous avons commencé à rouler au pas et de plus en plus vite, de la vitesse de l’escargot nous sommes passée à une vitesse de croisière de 70km/h. Tout ça dans un laps de temps assez court, surtout quand tu sais que tu as encore plus de 1000km à faire. Derrière, on voyait les voitures commencer à freiner, Bertrand aussi d’ailleurs, mais la personne concerné (donc ma belle-mère) n’avait pas vraiment envie de freiner. Nous étions comme sur les petites routes de campagne, en train de coller l’arrière de la voiture, pas très rassurant sur une autoroute. Il n’y a pas de distance de sécurité ? Oh que si, mais bon… ça y est, elle a commencé à freiner (youpi). On se regardaient avec la belle-sœur, nous n’étions pas très rassurées. Et oui, ma belle-mère freine, mais elle ne change pas de vitesse, elle freine encore plus, mais toujours pas de changement de vitesse. Je tiens à te dire que je n’ai pas mon permis (pas encore à cette période). Mais quand tu sens la voiture faire des ratés, à te secouer et surtout quand tu entends les autres dire débraye et change de vitesse ! Tu te dis, ça ne sent pas bon. En effet en plein milieu de l’autoroute allemande, quand la circulation commence à se dégager petit à petit et qu’il y a des voitures qui te double. Ma chère belle-mère a callé ! En plein milieu de l’autoroute… Je crois n’avoir jamais vu Bertrand aussi rouge de colère et surtout exiger à sa mère de se dépêcher de redémarrer pour partir vite fait.  

C’est vrai que maintenant, on en rigole de toutes nos péripéties, mais c’était très dangereux cet épisode. 

Mon premier trajet a été assez fort en émotion. Je suis arrivée à bon port dans la petite commune ou nous habitions à l’époque. Avec une forte odeur de cochon🐷 pour dire vrai. Habitué à sentir les pots d’échappement, quand j’ai humé cette forte odeur de cochon… On se pose des questions… C’est l’odeur de tous les jours ? Fort heureusement, ce n’est pas le cas et que quinze ans après je suis toujours là (sans les odeurs au quotidien). Le premier voyage est toujours marquant, pour moi en tout cas. 

Je tiens à préciser que je m’entends très bien avec ma belle-mère que je l’aime beaucoup. Même si pour partir en voiture avec elle, il faut faire preuve de courage et de self-control 😉.