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En van bien sûr 😉 Le premier trajet que nous avons fait avec Yanis, il était âgé de 2 mois seulement. Notre première traversée avec lui s’est faite en Seat Leon 2. A l’époque nous n’avions pas le van, il nous aurait pourtant été fort utile.

Yanis en bon bébé dormait profondément, bien bercé dans sa nacelle solidement attachée à la banquette arrière qu’elle remplissait généreusement. Tout se passe bien jusqu’à la Sortie de Paris 6h après notre départ. La suite devient plus complexe, le pneu visiblement bon commence à faire des facettes, rien de dangereux mais bonjour les vibrations grandissantes dans l’habitacle. Notre petit est bien réveillé après avoir dormi une bonne partie de la matinée, il voudrait bien profiter des bras de Cristina. Le soir première escale à Verdun dans un Formule 1, une chambre avec deux petits lits nous attend. Yanis dormira avec Cristina faute de place pour installer son lit parapluie.

Deuxième jour, nous traversons la frontière, les vibrations sont énervantes, bizarrement sur les portions illimitées de nos voisins allemands, elles se font moins sentir. Je m’arrête pour faire le troisième plein depuis notre départ. En effet, on ne peut attendre d’être à sec et le réservoir de la Leon est de 55l contre 60l sur notre Mégane d’avant. Les escales sont plus fréquentes mais de toute façon il faut bien nourrir notre petit et le changer régulièrement. Le rythme est donc donné par les intervalles des tétées.

Il est tard, il commence à faire nuit, Yanis est resté sage nous avons bien roulé, mais il commence à grogner et nous sommes fatigués. Je prends la première sortie en quête d’un hôtel dans ce coin d’Autriche. Pas de smartphone avec Maps et encore moins de forfait Europe. En cette période Android viens juste d’apparaitre et mon téléphone est en version 1.5 (pour les puristes). Je m’engage donc dans le premier bourg, nous retrouvons sous un orage abominable. Les éclairs jaillissent dans le ciel, Cristina n’est pas trop rassurée, mais elle rassure Yanis comme elle peut. Je m’arrête dans une auberge ou le propriétaire me signale qu’il est complet. La fête bat son plein au bar, le club Porsche du coin se réuni, nous partons c’est mieux ainsi. Le prochain hôtel est plein aussi. Le troisième est fermé. Yanis commence à hurler, on comprend dans ses cris un stop. Ça fait 10h que nous circulons avec des pauses bien sûr mais c’est long et on ne peut lui en vouloir. Nous trouvons une pancarte avec un numéro indiquant une personne à contacter pour une pension. Très bien de mon bel anglais (qui fait peur) j’obtiens un oui malgré la fermeture de la réception. Il est environ 22h, la personne nous accueille et prend pitié de nous en voyant Yanis crevé et trempé après sa colère de ras-le-bol. Nous montons rapidement, Cristina laisse Yanis en couche sur le lit, il faisait très chaud. On aurait dit un roi sur son trône avec son petit sourire en coin qui voulait en dire long. Après une bonne douche tout le monde dormira. Le lendemain, levé avec une vue magnifique sur une rivière et un beau paysage. Nous serions bien restés mais il reste un paquet de kilomètres.

Troisième jour, ça roule nous devrions arriver avant le soir. Lors d’un énième plein de carburant, je fais le tour de la voiture comme à mon habitude sur les grands trajets. Je vérifie les niveaux, les pneus en particulier ceux de l’arrière et leurs fameuses facettes. C’est décidé je les change en arrivant en Roumanie, pas question de faire le retour comme ça. Je regarde l’avant, mince j’ai une petite vis bien plantée dans la bande de roulement ! Espérons qu’elle ne saute pas d’ici l’arrivée, tant qu’elle est dedans c’est bon. La fin du trajet s’est bien réalisée, mes beaux parents sont contents de voir leur petit enfant. Dès le lendemain, je commence à regarder sur le bon coin les annonces de fourgon. Le but, en aménager un, pour ne plus avoir ces soucis de trouver un hôtel. Nous pourrons nous arrêter où bon nous semble et quand nous le souhaitons.

Nous attendrons un an et demi de plus pour se lancer activement dans la recherche d’un Multivan de chez Volkswagen. Maylis vient d’arriver, ils n’ont que 20 mois d’écart. La Leon est trop petite pour tenir un siège auto et la nacelle côte à côte. Notre 106, 395000km donne des signes de faiblesse et elle aussi trop petite. Nous trouverons notre bonheur en Allemagne, car en France c’est à cette période introuvable d’occasion. Ce sera un Multivan 2.5TDI 174cv en sept places, la banquette trois places convertible en lit est parfaite pour dormir à l’intérieur. Les deux sièges individuels enlevés nous arrivons à caser le lit parapluie de Maylis en travers derrière les sièges avant. Je fabrique une tablette dans le coffre pour agrandir le lit. Nous avons donc un lit de 1.80m de long par 1.50m aux épaules. En avançant les sièges avant le lit parapluie tiens juste. Parfait nous avons trouvé notre hôtel permanent et nous n’aurons plus de souci de logement lors de nos traversées de l’Europe. La tablette arrière servira de table à langer, juste à la bonne hauteur. Nous aurions dû l’acheter plus tôt ! L’aventure est partie vive la « van life » ! 😉